Saturday, 4 June 2016

Le Silence intérieur



‘’ Si l’on consulte un dictionnaire, le Silence est défini comme l’absence de bruit, donc d’une manière très négative. C’est vrai qu’il existe des silences oppressants qui empêchent toute expression.

Le vrai silence est tout autre chose. Il est une qualité de disponibilité, d’ouverture, d’intériorité. Il est l’écoute d’un ‘’ au-delà’’ du bruit : pas seulement du bruit extérieur, mais aussi de tous ces parasites qui proviennent du mental ou de l’émotivité.

Alors que le bruit nous extériorise, nous disperse, nous distrait, au contraire le silence est lié à l’intériorité. Notre vie intérieure est essentiellement silencieuse. Si en elle nous faisons l’expérience de notre vraie nature, celle-ci ne peut se réduire à des concepts. La réalité que nous atteignons ne peut s’exprimer en mots, en images. Elle est ineffable, indicible, au de-là de toute idée, de toute imagination. Nous ne pouvons en faire l’expérience que dans la mesure où nous rentrons dans une absence de tout bruit, de toute parole.

Extrait du livre : Vers la lumière.
Jacques Breton

Un peu d’Histoire: Le pacte du Mayflower (21 novembre 1620)



En novembre 1620, le voilier Mayflower arrive en vue de la côte américaine. Les passagers, qui désiraient s'établir dans la colonie anglaise de Virginie, découvrent alors qu'ils ont fait fausse route.

Le 21 novembre 1620, quelques jours avant de débarquer, l'ensemble des passagers, au nombre d'une centaine, signent un pacte à l'instigation de 35 d'entre eux, des protestants anglais très pieux qui ont fui les persécutions du roi Jacques 1er : les« Pilgrim Fathers » (Pères Pèlerins).

Ce pacte connu comme le « Mayflower Compact » édicte les principes qui régiront le futur établissement en terre inconnue (en fait, le futur Massachusets). Il jette les bases d'une démocratie locale respectueuse des croyances de chacun.

Comme prévu, la première année est très difficile. De nombreux colons succombent à la faim et à la maladie. Les autres ne doivent leur survie qu'aux dindes sauvages et au maïs fourni par les Indiens.

En novembre 1621, enfin, la communauté organise une journée d'action de grâce. C'est le « Thanksgiving Day ».

Le président Lincoln érige le « Thanksgiving Day »en fête nationale en 1863. C'est comme cela que, chaque 4e jeudi de novembre, les familles des États-Unis savourent de la dinde aux airelles avec des patates douces et de la tarte au potiron au dessert.

Au Canada, cette commémoration porte le nom de « Fête de l'Action de Grâces » et elle est célébrée le 2e lundi d'octobre... avec un menu identique.

Source : Herodote

La carte de Tarot de L’Amoureux : positive ou négative ?

Pour le non initié, la carte de tarot de l'Amoureux, comme son nom l’indique, nous parle d’amour. C'est bien entendu, la rencontre amoureuse dans toute sa splendeur, mais ce n'est pas que cela. Loin s'en faut...

Représentation de l’Amoureux dans le Tarot de Marseille

La carte de l’Amoureux montre 4 personnages sur le même plan :
• au centre, un jeune homme blond bien campé sur ses jambes et ses pieds nus, entouré de deux femmes.
• à sa gauche, une femme blonde pointe sa main sur le cœur de l’homme alors que son autre main est pointée en sens inverse, vers elle-même, à hauteur de son sexe.
• à sa droite, une femme aux cheveux bleus surmontés d’une couronne jaune a l’air plus austère. On peut penser que c’est la mère.
• au-dessus de notre personnage central, se trouve Cupidon, la flèche pointée vers le couple aux cheveux blond.

La carte de l’Amoureux est plus ambiguë qu’on le pense
On remarque que les couleurs des rayons du Cupidon sont les mêmes que celle de l’habit de l’homme. Serait-ce une demande en mariage ? Peut-être, mais qui dit mariage, dit aussi fidélité, engagement, et donc renoncement. Car lorsqu’on Quand on aime quelqu’un, on renonce implicitement ou explicitement à toutes les autres personnes.

C’est pour cette raison que la carte de l’Amoureux est plus difficile à appréhender qu’on le croit. Le fait qu’il y ait, en plus de Cupidon, trois personnages sous-entend ce choix.

L’Amoureux du Tarot de Marseille doit choisir et c’est un choix difficile, car il est en relation avec les deux, mais de façon différente. L’homme tient la jolie femme blonde par la taille et indique donc une relation charnelle, alors qu’il ne fait que regarder l’autre femme qui pose ses deux mains sur lui. On peut donc interpréter cet arcane de tarot comme le choix entre :
• la facilité et la vertu,
• le charnel et le spirituel

Dans un tirage de Tarot, L'Amoureux incarne quelquefois l'Amour ; mais c'est surtout la carte d'un être hésitant à s'engager, dans une valse-hésitation perpétuelle entre présent et avenir.

L'Amoureux est la carte de l'hésitation, du choix, mais également des associations. Nous y sommes confrontés chaque fois que nous devons nous décider entre deux chemins, entre une situation connue et rassurante et, une autre, inconnue mais combien plus riche de possibilités d'ouverture et d'épanouissement.

Franc-Maçonnerie: Sagesse, Force & Beauté

La beauté de la franc-maçonnerie se manifeste par le rituel qui la fait vivre, c’est notre façon de travailler, la pratique de la sagesse par sa grandeur est de synthétiser dans l’harmonie, la diversité des pensées muries, développées avec mesure, parce que précisément venant de personnes de conditions différentes.

Ces creusets où règne la géométrie, contiennent donc en eux à la fois la sagesse-vérité et l’amour-altruisme et confirment avec éclat la profonde vérité du credo maçonnique. Soyons cette classe d’hommes et de femmes dont l’activité ne poursuit pas des fins pratiques mais dont la joie réside dans la spéculation métaphysique, ç’est à dire la possession d’un bien intemporel, au-dessus des contingences matérielles, au-dessus des nations, dans un esprit d’amour universel.

Source : Auteur inconnu.

Franc-Maçonnerie: La planche

En France, nous pratiquons une maçonnerie « à planche ». Les obédiences mixtes et féminines ayant une origine en France exportent cette pratique qu’est la planche, là où elles essaiment des loges. La planche est le travail (généralement écrit) que l’on présente en loge. Il y a en moyenne une à deux planches (rarement plus) par tenue. L'origine de cette expression n'est pas maçonnique mais scolaire! Comme nous l'explique Roger Dachez, "la planche" est une référence au tableau noir de nos écoles.

Chaque sœur et frère font dans leur vie un certain nombre de planches. Il n’y a pas de quantité requise. Sauf pour les apprenti(e)s et les compagnon(ne)s qui ont des planches obligatoires à produire, dites des planches de passage qui closent la période d’apprentissage. L’apprenti(e) a, ainsi, un travail à produire, généralement (et de préférence) pour les obédiences mixtes et féminines, symbolique.

Il existe des livres qui expliquent très bien ce qu’est une planche et même comment faire une super-planche. En ce qui me concerne, je me contenterais ici de présenter mon sentiment. Une planche, qui est certes un travail de recherche et d’écriture avant d’être exposé, n’est jamais aboutie. Il s’agit d’une étape dans une démarche. Il existe effectivement des « bonnes » planches et d’autres moins bonnes. Contrairement au monde profane, la bonne planche (entendre ici symbolique) est tout sauf un article encyclopédique ou une dissertation de philosophie.

Comme je l'ai noté plusieurs fois dans ce blog, les sœurs et les frères manquent cruellement de culture maçonnique (sinon de culture tout court), n'ouvrent jamais un livre et méconnaissent jusqu'à l'histoire de leur propre obédience. Comme l'apprenti est, quand même en franc-maçonnerie, parce qu'il souhaite "apprendre", réfléchir, découvrir de nouvelles idées, cela passe aussi par ses propres lectures autant que son écoute en loge, ses questionnements et ses instructions.

Le travail de l'apprenti est donc quelque part entre la loge et une bibliothèque, quoique l'on en dise (ou pense), même minimaliste.

Source : La Maçonne.

Franc-Maçonnerie: Le silence de l’apprenti(e).



La prise de parole en loge est elle-même ritualisée que ce soit pour la demander que le premier mot prononcé. Les francs-maçons (je sais, cela ne se voit pas de suite) ne sont pas censés se perdre dans des bavardages lorsqu’ils sont en loge (en tenue, dit-on aussi). Pour l’apprenti, c’est même pire. Il n’a même pas le droit de demander la parole.

Différentes raisons à cela. C’est par l’écoute que ce fait la transmission. Plus exactement, l’apprenti est là « pour apprendre ». Le silence a une qualité méditative. Quand on ne parle pas, on pense. Le silence permet aussi d’apprendre l’humilité, de découvrir d’autres opinions que les siennes, d’autres confrontations possibles de celles-ci.

Il est dit qu’il y a des personnes qui connaissent des difficultés face à ce silence obligatoire – qui, je vous rassure, ne dure que le temps de la tenue – Personnellement, je n’en ai jamais rencontré. Par contre, j’ai découvert qu’une fois que ce silence est vécu, offrant finalement une plage un peu particulière dans sa vie – certains s’y installent et deviennent des compagnonnes ou des compagnons muets. Le silence permettant une meilleure compréhension des événements et des codes particuliers de la loge est une chose, se taire est autre chose. Se taire, c'est ne pas dire, pas exprimer ... Le silence a, donc, un revers dont il faut se méfier.

Source: http://lamaconne.over-blog.com/2015/10/la-loge-du-silence-a-la-planche.html


Un peu d'Histoire: La bataille de Bouvines, 27 juillet 1214 (Nord de la France)



L'offensive de Jean sans Terre
Jean sans Terre parvient cependant sans peine à former une coalition contre Philippe Auguste – dont la puissance nouvelle rompt l'équilibre des forces en Occident –, rassemblant Ferdinand (Ferrand) de Portugal, comte de Flandre, Renaud de Dammartin, comte de Boulogne, et des étrangers comme le comte de Hainaut et l'empereur germanique Otton IV (excommunié depuis 1210). L'offensive débute en 1214 par le nord et par le sud. Jean sans Terre assiège La Roche-aux-Moines, près d'Angers : son armée se disperse sans combat à l'arrivée des secours commandés par Louis de France (2 juillet).

Le déroulement de la bataille
Dans le même temps, Philippe Auguste concentre ses forces à Péronne, tandis que l’empereur Otton IV place les siennes à Valenciennes. Les Français font mouvement du 23 au 26 juillet sur Tournai, pour couper l'ennemi de la mer et de ses alliés anglais ; les coalisés ripostent en se portant sur la position de Mortagne, à 20 km au sud de Tournai. Menacé d'être tourné à son tour, Philippe Auguste se replie sur Lille le dimanche 27 juillet ; une partie de l'armée (les milices des communes notamment) a déjà franchi le pont de Bouvines sur la Marque, lorsque l'on apprend que les Impériaux attaquent l'arrière-garde afin de prendre les Français de flanc. Philippe Auguste décide d'accepter la bataille sur ce plateau favorable à la cavalerie et rappelle sa tête de colonne. Ainsi se tient la bataille de Bouvines du 27 juillet 1214.

Les deux armées s'alignent d'est en ouest sur un front d'environ 2 km. Au nord, avec le soleil dans les yeux, les Impériaux : l'empereur et sa chevalerie saxonne au centre, couvert par l'infanterie des communes, à l'aile droite Renaud et Guillaume de Salisbury avec les Brabançons et les Anglais, à l'aile gauche Ferrand et le comte de Hainaut. Les Français, moins nombreux, étirent leur front ; au centre, tardivement renforcés par les milices des communes, Philippe Auguste et ses fidèles, comme Guillaume des Barres et son chapelain Guillaume le Breton (qui a laissé un vivant récit de l'action dans sa Philippide) ; à droite, le comte de Champagne et le duc de Bourgogne ; à gauche, Robert de Dreux. Avant le combat, Philippe Auguste rappelle à ses hommes qu'ils combattent un excommunié, avec le soutien de Dieu.

La mêlée, terrible choc frontal, dure de midi à la chute du jour. L'aile droite française, habilement commandée par frère Guérin, rompt les Flamands après un corps à corps de trois heures. Au centre, le roi Philippe Auguste, désarçonné, est sauvé de justesse. L’empereur Otton IV, jeté à terre et à demi étranglé par Guillaume des Barres, prend la fuite, et le reste des siens se débande. Reste la droite des coalisés, qui est écrasée à la nuit tombante dans un assaut général, et les Brabançons, massacrés jusqu'au dernier. Ferrand et Renaud restent prisonniers. Pour l'histoire militaire, on note que : 

– 1 ° la manœuvre à longue distance sur les lignes de communications ennemies est de saine stratégie ; 
– 2 ° sur le terrain, la contremarche et le regroupement de l'armée française sont exécutés rapidement et en bon ordre ; 
– 3 ° Bouvines est avant tout une bataille de cavalerie, et l'infanterie des communes royales est loin d’avoir joué le rôle décisif que la tradition lui prête.

Source : Herodote